Le paysage énergétique français ne se dessine pas seulement dans les bureaux feutrés des ministères parisiens mais s’écrit de plus en plus au cœur de nos territoires ruraux. La récente nomination de Guillaume Lepers à la tête de la SEM Avergies marque un tournant décisif pour le Lot-et-Garonne. Ce passage de témoin entre Pascal de Sermet et l’actuel maire de Villeneuve-sur-Lot n’est pas qu’une simple formalité administrative. C’est le signal fort d’une volonté de territorialiser la production d’énergie pour en faire un levier de croissance locale. On ne parle plus ici de grands concepts abstraits mais de projets concrets qui impactent le quotidien des habitants, des agriculteurs et des entreprises de la région.
Une vision politique au service d’une stratégie énergétique territoriale
Prendre les rênes d’une structure comme la SEM Avergies demande plus qu’une simple compétence technique. Il faut une capacité à fédérer des acteurs aux intérêts parfois divergents. Guillaume Lepers, fort de son expérience d’élu de terrain, apporte avec lui cette culture du compromis et de l’action. Sa décision de quitter les bancs de l’Assemblée nationale pour se consacrer pleinement à sa mairie et à des projets locaux témoigne d’une conviction profonde : c’est à l’échelle locale que se gagne la bataille du climat. Dans un département où la ruralité est un moteur, le leadership doit savoir parler aux exploitants agricoles autant qu’aux investisseurs privés.
Le nouveau chapitre qui s’ouvre sous sa direction repose sur une idée simple mais puissante. La transition ne doit pas être subie comme une contrainte réglementaire, mais saisie comme une opportunité économique. Imaginez une petite commune qui voit s’installer des ombrières photovoltaïques sur son parking municipal. Au-delà de l’ombre portée pour les véhicules, c’est une source de revenus stable qui permet de financer la rénovation de l’école ou de l’église sans alourdir la fiscalité locale. C’est ce pragmatisme que le nouveau président souhaite insuffler à la gestion de l’entreprise.
Cette approche humaine permet de lever bien des freins. Souvent, la peur de voir le paysage défiguré ou de subir des nuisances bloque des chantiers pourtant essentiels. En plaçant l’écoute au centre de sa stratégie, Guillaume Lepers veut transformer chaque projet en un contrat social. Les territoires ne sont pas des réceptacles passifs pour les infrastructures des grands groupes énergétiques ; ils deviennent des producteurs autonomes. C’est en cela que la structure se distingue : elle appartient aux acteurs locaux, garantissant que les bénéfices restent là où l’énergie est produite.

L’importance de l’ancrage local dans les décisions de direction
Pourquoi est-ce si crucial de nommer un élu de proximité à la tête d’une telle structure ? Parce que la connaissance du foncier et des réseaux locaux est un gain de temps inestimable. Pour une entreprise comme Avergies, le développement dépend de la capacité à identifier rapidement des terrains propices ou des toitures industrielles à équiper. Un président qui connaît chaque recoin de sa circonscription peut faciliter ces mises en relation indispensables. On évite ainsi les erreurs coûteuses de projets déconnectés de la réalité géographique.
Prenons l’exemple d’un projet de méthanisation porté par un collectif d’agriculteurs. Sans un soutien politique fort et une compréhension des enjeux de circulation ou d’odeurs, ces initiatives peuvent s’enliser dans des procédures interminables. Le rôle de la direction est d’anticiper ces tensions. Sous l’impulsion de Guillaume Lepers, la SEM Avergies devient un facilitateur, un traducteur entre le monde technique de l’énergie et la réalité vécue par les citoyens. Ce n’est pas qu’une question de kilowattheures, c’est une question de vie locale.
Enfin, cette nouvelle ère souligne l’importance de la transparence. La gestion d’une société d’économie mixte implique une rigueur exemplaire, car l’argent public y est engagé aux côtés des capitaux privés. Le nouveau président a bien compris que la confiance est le socle de toute réussite. Chaque investissement doit être justifié par un retour sur investissement social et environnemental. C’est cette clarté qui permettra d’attirer de nouveaux partenaires financiers et d’accélérer la cadence des chantiers.
L’ambition de tripler la production : un défi de leadership industriel
La feuille de route fixée par le nouveau duo à la tête de la structure, composé de Guillaume Lepers et du directeur général Nicolas Gente, est pour le moins audacieuse. L’objectif est clair : tripler la production d’énergie renouvelable d’ici 2032. Pour y parvenir, l’entreprise ne peut plus se contenter d’une croissance organique. Elle doit passer à une échelle industrielle. Ce changement de braquet demande une gestion de projet millimétrée et une capacité à lever des fonds importants, comme en témoigne la récente levée de 14,6 millions d’euros.
Pour atteindre ces sommets, la stratégie repose sur une diversification des sources. Si le solaire reste un pilier avec déjà plus de 85 centrales en exploitation, d’autres secteurs montent en puissance. La méthanisation, par exemple, est appelée à devenir le fleuron du département. On ne se contente pas de produire de l’électricité ; on crée du gaz vert qui circule dans les réseaux locaux. C’est une économie circulaire parfaite : les déchets agricoles d’aujourd’hui deviennent le chauffage de demain pour les bâtiments publics.
Le développement de la mobilité décarbonée constitue un autre axe majeur de ce nouveau chapitre. Avec le déploiement de stations de recharge électrique et de bornes de distribution d’hydrogène ou de BioGNV, la SEM Avergies se positionne sur toute la chaîne de valeur. Le but est de permettre aux transporteurs locaux et aux particuliers de basculer vers des solutions propres sans craindre la panne sèche. C’est un investissement lourd, mais indispensable pour désenclaver les zones rurales tout en respectant les normes environnementales de plus en plus strictes.
La force du modèle de la Société d’Économie Mixte
Ce qui fait la particularité de ce modèle, c’est sa souplesse. Contrairement à une entreprise purement privée qui chercherait le profit immédiat, la SEM a une vision à long terme. Elle peut investir dans des projets qui mettront dix ans à être rentables parce qu’elle sait qu’ils sont vitaux pour le territoire. À l’inverse, contrairement à une régie publique classique, elle dispose de la réactivité et des méthodes du secteur privé. C’est cet équilibre qui permet à Guillaume Lepers d’agir sur tous les fronts simultanément.
La direction doit jongler entre des impératifs de rentabilité économique et des missions de service public. C’est un exercice de haute voltige qui nécessite une équipe solide. En s’appuyant sur l’expertise de Nicolas Gente, le président s’assure que la vision politique est traduite en réalités techniques viables. Chaque nouveau projet est passé au crible d’une analyse de risque rigoureuse. On ne construit pas pour la gloire, mais pour l’efficacité. C’est cette culture du résultat qui a permis à Avergies de devenir un acteur incontournable en seulement quelques années.
La capacité d’innovation est également au cœur de la machine. Qu’il s’agisse d’expérimenter l’agrivoltaïsme, où les panneaux solaires protègent les cultures des aléas climatiques, ou de développer des réseaux de chaleur intelligents, l’entreprise teste en permanence de nouvelles solutions. Le Lot-et-Garonne devient ainsi un véritable laboratoire à ciel ouvert pour les énergies de demain. Ce dynamisme est un argument de poids pour attirer des talents et des jeunes ingénieurs qui souhaitent donner du sens à leur carrière professionnelle.
| Indicateur de croissance | Situation Actuelle | Objectif 2032 |
|---|---|---|
| Nombre de centrales solaires | 85 | 250+ |
| Capacité de production (MW) | Base actuelle | Triple de la production |
| Levée de fonds | 14,6 M€ | Réinvestissement continu |
| Part de la méthanisation | En croissance | Axe prioritaire départemental |
L’impact direct sur le tissu économique et agricole local
Au-delà des chiffres, la nomination de Guillaume Lepers résonne comme une promesse pour le monde agricole. Le Lot-et-Garonne est une terre de cultures riches et variées, mais les agriculteurs font face à des défis climatiques sans précédent. L’énergie renouvelable n’est pas un ennemi de la production alimentaire ; au contraire, elle peut devenir son bouclier. En intégrant des panneaux solaires sur des hangars ou en développant des unités de méthanisation collectives, on offre aux exploitations un complément de revenu indispensable à leur survie.
Imaginez un éleveur de bovins qui valorise le lisier de ses bêtes pour produire du gaz. Ce gaz est ensuite réinjecté dans le réseau pour chauffer le village voisin. L’agriculteur ne dépend plus uniquement du prix de la viande, soumis aux cours mondiaux, mais dispose d’une rente stable issue de l’énergie. C’est cette résilience que la SEM Avergies cherche à généraliser. Le nouveau chapitre qui s’écrit est celui d’une alliance sacrée entre la terre et la technologie. C’est aussi une manière de maintenir l’emploi dans des zones parfois menacées par la désertification.
Le secteur industriel local n’est pas en reste. Pour construire ces centrales et entretenir ces installations, Avergies fait appel en priorité aux entreprises locales. Cela crée un écosystème de compétences spécialisées dans le département. On voit émerger des installateurs, des techniciens de maintenance et des experts en gestion de réseaux qui n’auraient jamais pu se développer sans cette dynamique. La stratégie de Guillaume Lepers est donc double : produire du vert, mais aussi créer du bleu (de travail) et du rouge (de passion pour son territoire).
Une transition qui passe aussi par le numérique et l’innovation
On oublie souvent que la transition énergétique est indissociable de la transition numérique. Pour piloter des dizaines de centrales solaires éparpillées sur un département, il faut des outils de suivi performants. La gestion intelligente des réseaux, ou smart grids, permet d’ajuster en temps réel la production et la consommation. C’est ici que l’on voit l’influence des nouvelles technologies sur nos infrastructures traditionnelles. À ce titre, il est intéressant de noter que le secteur de la construction et de l’habitat évolue lui aussi vers plus de digital, comme on peut le voir dans les analyses sur l’impact numérique dans le domaine du bâtiment, un sujet connexe mais essentiel pour optimiser la performance globale de nos territoires.
Cette modernisation ne se fait pas au détriment de l’humain. Au contraire, elle permet de libérer du temps pour le conseil et l’accompagnement des collectivités. Chaque maire du Lot-et-Garonne peut frapper à la porte de la SEM Avergies pour obtenir un diagnostic sur son potentiel énergétique. On ne se contente pas de vendre du matériel, on accompagne un projet de territoire. Cette dimension de conseil est ce qui fait la différence entre un simple fournisseur et un partenaire de confiance. Sous la direction actuelle, cet aspect pédagogique va encore se renforcer.
La question du financement reste le nerf de la guerre. Pour que ces projets voient le jour sans endetter massivement les petites communes, il faut inventer des modèles de financement participatif. Guillaume Lepers souhaite impliquer davantage les citoyens. Pourquoi ne pas permettre aux habitants d’investir leurs économies dans le parc éolien ou solaire du champ d’à côté ? C’est le meilleur moyen de favoriser l’acceptabilité sociale. Quand on sait que son épargne sert à financer l’énergie de sa propre maison, on regarde les panneaux solaires d’un tout autre œil. C’est une manière concrète de se réapproprier les enjeux globaux à une échelle individuelle.
- Indépendance énergétique : Réduire la dépendance aux énergies fossiles importées.
- Richesse locale : Maintenir les retombées économiques dans le département.
- Transition écologique : Atteindre les objectifs de neutralité carbone.
- Soutien agricole : Diversifier les revenus des exploitations.
- Innovation technologique : Développer des solutions de stockage et de mobilité.
La méthanisation : le grand chantier de la nouvelle direction
S’il est un sujet qui passionne le nouveau président, c’est bien la méthanisation. Pour lui, ce doit être le « dada » du département. Le potentiel est immense. Avec une production agricole abondante, les matières organiques disponibles sont une mine d’or encore sous-exploitée. Mais attention, on ne fait pas n’importe quoi. La gestion de ces projets doit être exemplaire sur le plan environnemental pour éviter les critiques. L’enjeu est de construire des unités de taille humaine, intégrées au paysage et respectueuses des cycles agronomiques.
Le biogaz produit présente un avantage majeur par rapport au solaire ou à l’éolien : il est pilotable. On peut produire de l’énergie même quand il n’y a pas de soleil ou de vent. C’est une pièce maîtresse pour stabiliser le réseau électrique. En injectant ce gaz dans les tuyaux, on remplace progressivement le gaz naturel venu de l’autre bout du monde par une ressource produite à quelques kilomètres seulement. C’est une victoire éclatante pour le bon sens paysan et l’écologie pragmatique. Guillaume Lepers veut faire de la SEM Avergies le leader de cette transformation.
La stratégie de développement prévoit également de coupler ces unités de méthanisation avec des stations de carburant vert. Le BioGNV est une solution crédible pour les poids lourds et les engins agricoles qui ne peuvent pas encore passer au tout électrique. En créant ce circuit court de l’énergie, on réduit l’empreinte carbone globale du département tout en boostant l’autonomie des transporteurs locaux. C’est un cercle vertueux qui illustre parfaitement l’ambition du leadership actuel : agir ici pour avoir un impact ailleurs.
Gérer la croissance et les défis de demain
Croître rapidement comporte des risques. La direction doit veiller à ce que l’entreprise garde ses valeurs initiales tout en devenant un poids lourd économique. La SEM Avergies ne doit pas devenir une technocratie froide. Pour cela, le maintien du lien avec les élus locaux et les syndicats d’énergie est primordial. La structure appartient à ses territoires, et elle doit le rester. Chaque décision prise au conseil d’administration doit refléter cet engagement envers le Lot-et-Garonne.
Le futur de l’énergie passera aussi par le stockage. Produire, c’est bien, mais pouvoir utiliser l’énergie solaire produite à midi pour s’éclairer le soir, c’est mieux. Les batteries de grande capacité et l’hydrogène vert sont les prochaines frontières. Sous la houlette de Guillaume Lepers, des projets de recherche et développement sont déjà à l’étude. L’idée est de ne jamais avoir de train de retard. En anticipant les ruptures technologiques, la SEM s’assure une pérennité et une pertinence sur le long terme.
Enfin, le défi est aussi celui de la formation. Nous allons avoir besoin de centaines de techniciens qualifiés pour installer, réparer et optimiser ces systèmes. En partenariat avec les lycées techniques et les centres de formation du département, Guillaume Lepers souhaite créer une véritable filière d’excellence. Le nouveau chapitre de la SEM Avergies, c’est aussi l’espoir pour une nouvelle génération de trouver un emploi stable et valorisant sans avoir à quitter la région. C’est une vision globale qui réconcilie l’économie, le social et l’environnement.
« Le succès de la transition énergétique ne se mesurera pas au nombre de panneaux posés, mais à la capacité des citoyens à se sentir acteurs et bénéficiaires de cette transformation radicale de notre modèle. »
En fin de compte, la réussite de cette nouvelle direction dépendra de sa capacité à transformer l’essai. Les fondations posées par Pascal de Sermet sont solides, et l’élan apporté par Guillaume Lepers est indéniable. Dans un monde où les prix de l’énergie sont de plus en plus volatils, disposer d’un outil local comme la SEM Avergies est un luxe que peu de départements peuvent s’offrir. Il appartient désormais à tous les acteurs du Lot-et-Garonne de se saisir de cette opportunité pour faire de leur territoire un exemple de résilience et d’innovation.
Quel est le rôle principal de la SEM Avergies dans le Lot-et-Garonne ?
Elle développe, finance et exploite des projets de production d’énergie renouvelable (solaire, biogaz, mobilité) pour le compte des collectivités locales et des partenaires privés.
Pourquoi Guillaume Lepers a-t-il été choisi pour la présidence ?
En tant que maire de Villeneuve-sur-Lot et ancien député, il apporte une vision politique de terrain et un leadership capable de fédérer les acteurs ruraux autour de la transition énergétique.
Quels sont les objectifs de production pour les années à venir ?
La nouvelle direction ambitionne de tripler la production d’énergie d’ici 2032, en mettant l’accent sur la méthanisation et l’agrivoltaïsme.
Comment la SEM Avergies finance-t-elle ses projets ?
Elle s’appuie sur un capital initial public-privé et procède à des levées de fonds régulières, comme les 14,6 millions d’euros récemment obtenus pour accélérer ses investissements.